Le terme « zone humide » regroupe un grand nombre d’espaces différents. La toponymie permet d’en trouver les traces sur les cartes, mais c’est leur végétation et leur sol qui permettent d’en faire une définition scientifique.
Les noms de lieux dits, de rues ou encore de villages peuvent nous renseigner sur l'existence et les usages, anciens ou actuels, des zones humides.
Prairies, landes, bois humides, mares, tourbières, vasières, prés salés et végétation des bords d’étangs, sont autant d’appellations correspondantes à des types de végétation de milieux humides.
Les zones humides étant tellement variées et leurs limites spatiales parfois difficiles à trouver, que le législateur a souhaité les définir. L’article L211-1 du code de l’environnement définit les zones humides comme des « terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles - qui aiment l’eau - pendant une partie de l’année ».
Il existe des critères : une végétation spécifique des milieux humides et/ou un sol caractéristique présentant des traces d’engorgement en eau. Le détail de ces critères est donné dans l’arrêté du 24 juin 2008 modifié.